Couvrez ce sein que je ne saurais voir
José St-Louis (octobre 2024).
Collage et acrylique sur toile cartonnée (18’’ x 24’’ ).
À VENDRE: 300 $CA
Inspiré par une vieille dame qui regardait (jugeait ou inspectait) un tableau d’une femme nue et, plus inconsciemment, par une pièce de Molière.
« Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.
(Molière, Le Tartuffe ou l’Imposteur, acte III, scène 2).
La première version de cette pièce, titrée Le Tartuffe ou l’Hypocrite, était une dénonciation de l’hypocrisie des « dévots », ces personnes zélées pour une religion, ses pratiques et ses dogmes, qui, encore de nos jours, se sentent tellement vertueux qu’ils se permettent de juger et de dénoncer tout ceux qui ne suivent pas les mêmes préceptes.
Ça me fait penser à ses personnes qui crie scandale devant la nudité dans l’art tout en tournant le dos à tout ce qui pour moi est davantage révoltant : les iniquités sociales, le racisme, l’abus de pouvoir, la violence, les conflits armés et le dénie des changements climatiques malgré la Terre qui brûle et les ours polaires qui se noient… ou les sharknados.